Guide d'utilisation
Les trois rôles
Section intitulée « Les trois rôles »| Rôle | Ce qu’il peut faire |
|---|---|
| Lecture | Consulter et exporter. Aucune écriture. |
| Production | Scanner, créer et valider des opérations, modifier des fûts, créer clients et lots, modifier un lot. |
| Administrateur | Tout dans sa brasserie : utilisateurs, référentiels, paramètres, transitions forcées. |
Ces contrôles sont appliqués côté serveur sur chaque route. Un bouton masqué n’est pas une protection ; ici, une page interdite reste interdite même si l’on en connaît l’adresse.
Se connecter
Section intitulée « Se connecter »Adresse e-mail et mot de passe. La session dure 30 jours sur l’appareil : c’est voulu, taper un mot de passe fort avec des gants mouillés vingt fois par jour est intenable.
Après 15 minutes d’inactivité, la session se verrouille et redemande un code PIN à six chiffres. Le PIN ne remplace jamais le mot de passe : il réveille une session déjà ouverte sur un appareil déjà connu. Cinq erreurs et il faut se reconnecter complètement.
Définissez votre PIN dans Mon compte. C’est ce qui rend l’application utilisable en atelier. Le PIN se tape sur un pavé tactile aux grandes touches, sans clavier système.
Le cycle de vie d’un fût
Section intitulée « Le cycle de vie d’un fût »(mise en service) → Reçu → Sale → Propre → Rempli → Livré ─┐ ▲ │ └──────────── retour brasserie ───────┘| Statut | Ce qu’il veut dire |
|---|---|
| Reçu | de retour à la brasserie, pas encore trié. C’est aussi l’état d’un fût neuf. |
| Sale | vide et souillé, en attente de lavage |
| Propre | lavé, disponible pour un remplissage |
| Rempli | contient une bière, un lot, une cuve |
| Livré | chez un client |
| Hors service | sorti du parc, réparable |
| Perdu | disparu, sans effacer son histoire |
Les transitions incohérentes sont refusées avec un message clair : « un fût Sale ne peut pas partir en livraison ». Certaines exigent des informations : passer à Rempli demande une bière, un lot et une cuve ; passer à Livré demande un client et une adresse ; sortir un fût du parc demande une justification.
Un fût qui revient plein garde son contenu : le passage en Reçu libère le client, pas la bière. C’est le passage en Sale qui vide tout.
Forcer une transition
Section intitulée « Forcer une transition »La réalité de l’atelier dépasse toujours le modèle. Un administrateur peut donc forcer n’importe quelle transition — livrer un fût propre en échange, par exemple. Le forçage se fait en deux temps : Forcer (admin) ouvre le formulaire, qui exige une justification, puis une seconde validation le confirme. Il apparaît en rouge dans la chronologie du fût, pour toujours. C’est le but : l’exception laisse une trace au lieu de se fondre dans le flux normal.
L’écran Scanner accepte trois entrées, par ordre d’efficacité sur le terrain.
- La douchette Bluetooth. Une douchette 2D à une quarantaine d’euros se comporte exactement comme un clavier. Elle fonctionne sans rien configurer : le champ de saisie est toujours prêt, même après un clic ailleurs. C’est de loin le mode le plus rapide avec des gants.
- La caméra. Elle démarre seule sur mobile, en caméra arrière. Le bouton Lampe apparaît si l’appareil le permet, Autre caméra si l’appareil en a plusieurs. Si la caméra est bloquée ou n’a pas démarré, Réessayer la relance.
- La saisie manuelle, pour une étiquette abîmée : elle est repliée sous « Le code ne se lit pas ? » pour laisser la place au viseur.
Chaque lecture produit trois retours simultanés — couleur plein écran, son et vibration — parce que l’opérateur ne regarde pas l’écran en continu.
- Vert : fût trouvé. Le retour est bref et affiche le N° en capture (en opération par lot), puis le scanner reprend tout seul.
- Rouge ou ambre : code inconnu, fût refusé ou déjà scanné. L’écran reste affiché jusqu’au toucher (« Touchez pour continuer ») : un refus ne doit jamais passer inaperçu. Avec une douchette, la lecture suivante le referme aussi.
Scanner ne crée jamais un fût : ça le retrouve. Le parc est pré-enregistré au moment de l’étiquetage.
Plusieurs fûts d’un coup
Section intitulée « Plusieurs fûts d’un coup »C’est le cœur du gain de temps : appliquer la même chose à des dizaines de fûts scannés à la chaîne. Trois étapes, affichées en haut de l’écran : 1. Choisir, 2. Scanner, 3. Confirmer.
1. Choisir. Touchez un préréglage — Lavage terminé → Propre, Remplissage, Livraison, Retour client — qui prépare le type d’opération et le statut. Il ne reste qu’à compléter ce que le cas demande (bière, lot et cuve pour un remplissage ; client et adresse pour une livraison). Autres réglages ouvre le détail complet : statut, bière, lot, cuve, emplacement, client, adresse. Les champs laissés vides ne sont pas modifiés. Saisissez le commentaire maintenant : vous n’aurez plus rien à taper ensuite. Depuis une fiche client ou une fiche lot, les liens Livrer des fûts à ce client et Remplir des fûts avec ce lot arrivent ici déjà préremplis.
2. Scanner. Scannez en rafale, sans aucune validation entre deux fûts. Le compteur est visible en permanence, et Terminer (N fûts) passe à la suite.
- Un fût déjà scanné déclenche un avertissement, jamais un doublon.
- Un code inconnu s’affiche en rouge, n’est pas ajouté, et le scan continue.
- Un fût qui ne peut pas subir l’opération demandée est refusé immédiatement, pendant que vous l’avez en main — pas dix minutes plus tard devant l’écran de validation, quand il est trop tard pour aller le chercher.
- Plus d’options propose Tout retirer (vider la liste) et Abandonner (jeter le brouillon). Chacun demande une confirmation en deux temps : un premier toucher arme le bouton, « Oui, … » valide.
Chaque scan est enregistré côté serveur. Rafraîchissement, veille du téléphone, batterie à plat, changement d’appareil : revenez sur la page, votre capture est là.
3. Confirmer. Un récapitulatif annonce « X fûts vont devenir Y ». La validation est transactionnelle : soit tout passe, soit rien n’est écrit. Si un fût a changé d’état entre-temps, l’opération entière est refusée avec la raison, et rien n’est modifié.
Pour une livraison, le bon de livraison imprimable se génère aussitôt, avec deux emplacements de signature.
Recherche globale
Section intitulée « Recherche globale »Le champ de recherche du bureau (barre latérale) trouve en une saisie un fût, un client ou un lot. Appuyez sur / n’importe où, hors d’un champ de saisie, pour y placer le curseur.
Recherche plein texte (code QR, lot, client), filtres combinables, tri par colonne (y compris par emplacement), pagination. Les colonnes Dans ce statut depuis et Dernier mouvement distinguent un fût qui dort d’un fût qui bouge. L’export CSV ou Excel reflète exactement les filtres actifs — pas la page affichée, la vue entière.
Fiche d’un fût
Section intitulée « Fiche d’un fût »Elle est centrée sur l’action suivante : le grand bouton propose la suite logique du cycle (un fût Sale : le laver). Les autres transitions autorisées sont sous Autre action… ; rien d’autre n’est proposé, les boutons affichés sont les transitions réellement autorisées. Suivent son état courant, sa chronologie complète depuis la mise en service et les autres fûts détenus par le même client. Réimprimer l’étiquette produit une étiquette de remplacement pour ce fût.
Un client se crée avec sa première adresse dans le même formulaire. Quand un client n’a qu’une seule adresse, elle est présélectionnée partout.
Un client qui détient des fûts ne peut pas être archivé : récupérez-les d’abord. Et un client ne se supprime jamais, il s’archive — une suppression laisserait des fûts orphelins et casserait la traçabilité.
La fiche client affiche les fûts qu’il détient avec l’ancienneté de chacun. Au-delà de 30 jours (seuil configurable), l’ancienneté passe en rouge.
Lots et rappel produit
Section intitulée « Lots et rappel produit »Un lot regroupe les fûts d’un même brassin : numéro, date de brassage, bière, cuve, DLUO. La liste se filtre par bière et par DLUO proche.
La fiche lot permet de le modifier (rôle Production et plus), montre les fûts rattachés et leur répartition par statut, et propose Remplir des fûts avec ce lot, qui ouvre l’opération par lot déjà préremplie.
L’écran Rappel produit répond en un clic à la question qui compte en cas d’incident : qui a reçu le lot 2026-017 ? Il liste tous les clients concernés, leurs coordonnées, le nombre de fûts reçus, ceux qu’ils détiennent encore, les dates de livraison et les codes QR exacts. Le tout exportable et imprimable.
Les lots dont la DLUO approche remontent automatiquement sur le tableau de bord.
Tableau de bord
Section intitulée « Tableau de bord »Il n’est pas le même selon qui regarde.
- Bureau (Administrateur, Lecture) : compteurs par statut cliquables, fûts non revenus au-delà du seuil, alertes DLUO, activité récente, répartition du parc, durée moyenne chez un client, et des actions rapides (livrer, remplir, créer un client ou un lot) selon le rôle.
- Atelier (Production) : deux grands boutons — Scanner, Plusieurs fûts d’un coup — et les deux chiffres qui comptent. Tout le reste disparaît.
Administration
Section intitulée « Administration »Chaque sous-page propose le retour ← Administration. Les actions destructrices (archiver, désactiver, changer un rôle, etc.) demandent une confirmation.
- Référentiels — types de bière, emplacements, cuves. Ces trois listes alimentent toutes les listes déroulantes de l’application ; aucun de ces champs ne se saisit librement, ce qui garantit des statistiques justes.
- Utilisateurs — création avec mot de passe temporaire généré, changement de rôle, activation. Un administrateur ne peut ni se rétrograder ni se désactiver, et une brasserie conserve toujours au moins un administrateur actif.
- Étiquettes QR — générer une plage, créer les fûts correspondants, imprimer une planche calée sur un format 3 × 8 étiquettes de 70 × 37 mm.
- Import de reprise — reprendre un parc existant depuis un tableur.
Colonnes :
code_qr,contenance, et facultativementstatut,client,emplacement. Un modèle CSV est téléchargeable depuis la page. Le fichier est entièrement validé avant la moindre écriture : une seule erreur et rien n’est écrit, avec le détail ligne par ligne. L’historique passé n’existe pas : il démarre à la reprise. - Paramètres — préfixe QR, emplacement par défaut, seuils d’alerte, contenances autorisées, fuseau horaire.
- Journal d’audit — qui a fait quoi, quand. Filtrable par utilisateur et par action, paginé par 50 entrées.
Sur téléphone
Section intitulée « Sur téléphone »L’interface change de forme sous 720 px, elle ne se contente pas de rétrécir :
- les listes deviennent des cartes — code et statut sur la première ligne, puis les champs renseignés, les champs vides disparaissent ;
- sur la fiche d’un fût, les actions remontent avant la chronologie : elles seraient sinon sous soixante événements ;
- les filtres secondaires du parc sont repliés derrière « Plus de filtres », pour que le premier résultat soit visible dès le premier écran ;
- toutes les cibles tactiles font au moins 44 px, et les champs de saisie 16 px de police — en dessous, iOS zoome tout seul à chaque clic ;
- la barre du bas dépend du rôle. Production : Accueil, un grand bouton Scanner central, et « Plusieurs fûts ». Administrateur : accueil, parc, scanner, bons, clients. Lecture : accueil, parc, bons, clients.
L’interface existe en thème clair et sombre, selon le réglage de l’appareil (design « Atelier clair »).
Un outil vérifie qu’aucune page ne déborde horizontalement, sur iPhone 13,
Pixel 5 et un écran de 320 px : outils/audit-mobile.mjs, rejoué par
l’intégration continue.
Conseil matériel
Section intitulée « Conseil matériel »Une étiquette QR papier ne survit pas à un lavage à la soude à 80 °C. Prévoyez des plaques gravées ou des étiquettes polyester industrielles. C’est le principal point de friction en exploitation réelle, et il se règle à l’achat, pas dans le logiciel.